technologie RTPC
Übersicht:
Généralités
Comment fonctionne le bon vieux téléphone (POT)
Les services RTC
Raccorder des équipements numériques RTC
Liens pour des informations complémentaires

Généralités
Le réseau téléphonique public commuté (RTC) est le plus ancien et le plus vaste réseau de télécommunication existant.  C’est le réseau téléphonique auquel la majeure partie de la population mondiale est raccordée par défaut, du moins pour ceux qui ont le téléphone. Le plus souvent, le raccordement à un autre réseau téléphonique, p. ex. est effectué à la demande de l’usager.

Le réseau RTC est parfois appelé réseau analogique, par opposition au
 RNIS et au GSM, qui sont des réseaux numériques.  La raison de cette dénomination est que les signaux transmis par les lignes en cuivre présentent une « forme analogique », leur fréquence ou amplitude variant de façon régulière et continuelle.  La voix humaine ou un instrument de musique sont des exemples de signaux analogiques, car ils produisent tous deux des variations de fréquence et d’amplitude complexes.  À l’inverse, les signaux numériques sont composés d’une séquence de fragments discontinus provenant du signal analogique originel.  Un signal numérique n’est que la copie simplifiée d’un signal analogique, toutefois suffisant pour nos sensimparfaits.  La bande de fréquence utilisée pour les services de téléphonie traditionnels est comprise dans l’intervalle de 300 à 3 400 Hz.

L’histoire du RTC commence, dit-on, en 1876, lorsque l’américain Alexander Graham Bell, natif d’Ecosse, répand de l’acide sur son pantalon alors qu’il réalise une expérience sur l’électricité.  En réaction, il s’exclame «Venez, M. Watson, j’ai besoin de vous ! », ce qui provoque la fuite de Thomas A. Watson, son employé, car ses paroles avaient été transmises dans la pièce où se trouvait ce dernier par… l’électricité et le câble (jusque là, le système ne pouvait envoyer qu’une sonnerie). 

Le RTC a subi de nombreux changements depuis. Nous n’avons plus besoin d’une opératrice pour nous relier manuellement à ceux que nous voulons joindre (comme c’était le cas il n’y pas trop longtemps), le fax et le modem sont les compléments du téléphone vocal, le cadran rond utilisé par nos grand-mères pour composer les numéros a depuis longtemps fait place aux touches, etc.  Pour en savoir plus sur la large gamme de produits RTC de swissvoice, allez sur
RTC filaires ou RTC sans fil

Comment fonctionne le bon vieux téléphone (POT)
L’illustration ci-dessous représente un réseau RTC Le réseau RTC se compose de paires en cuivre raccordant les prises téléphoniques de nos foyers au « central local », formant un circuit en réseau ouvert sur le site de l’usager (cette partie du réseau est aussi appelée boucle locale, une autre expression lui est aussi associée : le « last mile », qui désigne la paire en cuivre arrivant chez l’usager à partir du central local) ; de nombreux centraux locaux sont raccordés à un réseau de transport (réseau interurbain), qui n’est pas forcément un réseau RTC, mais, par exemple, un réseau ATM ou IP.



Lorsque l’usager décroche (dans le cas d’un téléphone sans fil, par exemple un
DECT, cette action est remplacée par l’appel du combiné vers la station de base), le circuit en réseau est fermé pour signaler au système que l’usager souhaite communiquer. Le système envoie en retour une tonalité à l’usager, lui indiquant qu’il peut à présent composer le numéro de téléphone de la personne à qui il désire parler.  Si le numéro est déjà en mémoire dans le téléphone (s’il a été pré-composé ou enregistré dans unannuaire), il est transmis au réseau, sinon, l’usager doit le composer. Sur le plan physique, le numéro peut être transmis sur la ligne de deux façons: sous forme d’« impulsion » ou de « fréquences vocales » (DTMF).  L’ « impulsion » est le mode de fonctionnement le plus ancien qui existe toujours.  Les numéros se distinguent par le nombre d’impulsions électriques envoyées sur la ligne. Le mode DTMF différencie les numéros par leur « mélodie », représentée par une paire de tonalités pour chaque numéro envoyé sur la ligne (en plus des numéros les caractères A, B, C, D, * et # ont aussi une mélodie définie).  Lorsque le numéro arrive au central local, le réseau lance une série de connexions de lignes basée sur la signification des chiffres du numéro, qui aboutit à l’établissement d’un circuit entre l’appelant et le terminal de l’appelé. C’est la raison pour laquelle les réseaux téléphoniques sont aujourd’hui généralement appelés réseaux à commutation de circuit, par opposition aux réseaux IP (link_to swissvoice IP technology introduction), qui travaillent en mode paquet. Le terminal de l’usager appelé reçoit une tonalité d’appel/sonnerie, envoyée en retour à l’appelant (dans le cas de la téléphonie sans fil, par ex. DECT, l’activité du réseau RTC peut être masquée au niveau du combiné – c’est la terminaison de réseau dans la station de base –. Dans ce cas, la station de base peut produire elle-même la sonnerie localement).  L’appelé n’a plus qu’à décrocher et commencer à parler.  L’appel est terminé lorsque les deux parties raccrochent.

Le multiplexage par répartition en fréquence (MRF) consiste à transmettre de multiples appels analogiques par le même canal, en les envoyant sur des fréquences différentes.


Les services RTC
La voix et les données sont les deux services essentiels basés sur le RTC Leurs exigences divergent en fonction de la qualité de service considérée comme « acceptable » Dans le cas de la voix, par exemple, on admet une certaine dégradation tant que la parole reste compréhensible et on tolère un peu de bruit ; parallèlement, le retard est inadmissible, car cela reviendrait à entendre les mots un à un, à des intervalles variables.  Dans le cas des données, à l’inverse, le retard est acceptable. Lorsque le site Web que nous visitons s’affiche par portions dans des laps de temps variables, cela ne nous gêne pas (tant que nous ne perdons pas patience). En revanche, le « bruit » est intolérable, car même un peu de bruit accompagnant la transmission des données rendrait ce site Web « bizarre ».  Cette exigence spécifique ainsi que la nature même du réseau RTC expliquent sa lenteur dans la transmission de données. L’introduction de techniques de compression réduisant le volume des données avant leur envoi par le réseau RTC est le seul moyen de pallier cet inconvénient.

Durant les années 70, l’introduction de centraux téléphoniques informatisés a permis aux opérateurs de mettre au point des services d’abonnés nouveaux et totalement différents.  Un opérateur peut aujourd’hui plus facilement se façonner une image distinctive et augmenter ses recettes.  Certains services sont payants et d’autres gratuits. De nombreux services gratuits aident à augmenter le nombre d’appels qui aboutissent, générant ainsi du bénéfice en retour.  Ces services sont généralement appelés services supplémentaires ou services à valeur ajoutée.

Plusieurs opérateurs dans différents pays ont décidé de mettre en place divers services RTC. Les services RTC varient donc en fonction des pays et même des choix de l’opérateur dans un même pays.  La liste suivante regroupe quelques services que votre opérateur peut vous proposer. 
Affichage du numéro de l’appelant (PILA) : ce service, encore appelé identification de l’appelant, permet à la personne appelée de voir le numéro de l’appel entrant sur un écran raccordé à la ligne téléphonique. Il existe deux modes de transmission usuels de l’information PILA – par DMTF ou modulation de déplacement de fréquence (MDF). La déviation d’appel : ce service réachemine les appels entrants vers un autre numéro.
Le rappel (pour appeler un abonné occupé) : si l’abonné appelé est déjà en ligne, l’appelant peut demander un service de rappel. Il est alors mis sur liste d’attente pour se connecter au numéro occupé. Lorsque la ligne se libère, le réseau établit la connexion et avertit l’appelant.
Signal d’appel : en cours d’appel, un signal spécifique vous avertit qu’un tiers essaie de vous joindre.

Pour accéder à ces services et les contrôler par téléphone, on utilise des codes de service (le code de service 21 est par exemple assigné à la  « déviation d’appel permanente »).  L’abonné active en principe ce service en décrochant et en composant une séquence de touches « étoile – chiffres - dièse ».  Le bouton de rappel (R) permet le va-et-vient entre deux communications et la conférence à trois. Le système confirme en principe l’exécution d’un service en envoyant une tonalité ou un message enregistré.

En plus des services purement vocaux, l’abonné peut se servir du téléphone comme d’un outil extrêmement efficace pour envoyer un message, procéder à une transaction financière, ou simplement envoyer un message texte court (
SMS) à un autre téléphone (la plupart des téléphones RTC swissvoice supportent la fonction SMS).

Le RTC traite ce type de services comme n’importe quelle autre communication téléphonique,  en établissant la connexion avec la bonne destination quand l’abonné a composé le numéro du service.  Lorsqu’on répond à l’appel, un contact direct est établi avec la destination, un ordinateur ou une passerelle de message par exemple.  La signalisation par codes clavier DTMF est l’outil le plus utilisé pour le transfert d’informations de l’abonné par la connexion établie.

Le DMTF ne peut fournir tous les moyens requis dans tous les cas de figure– par exemple l’envoi/la réception d’un
SMS  nécessite une séquence complète de nombres et lettres que la DMTF ne fournit pas, la modulation de déplacement de fréquence (MDF), déjà évoquée ci-dessus, est alors utilisée.

Bien entendu, lorsque vous utilisez un téléphone
DECT et certains téléphones classiques raccordés au RTC, vous n’avez peut-être pas conscience de ces opérations, masquées par le menu utilisateur convivial affiché par le combiné (tous les téléphones swissvoice en sont équipés).  Si le nom du service est affiché sur le combiné, vous l’activez par une touche unique – le téléphone lui-même identifie alors la séquence « étoile – chiffres – dièse » requise et l’envoie au réseau.

Raccorder des équipements numériques RTC
Les téléphones DECT, fax et modems sont quelques exemples de terminaux d’utilisateurs numériques pouvant être connectés au réseau RTC. Pour que ces appareils fonctionnent, il faut convertir le signal numérique en signal analogique, ou, selon l’expression communément employée « moduler » le signal.  Cette conversion est également nécessaire sur le réseau de transport, s’il est numérique, par exemple  RNIS, MTA, IP. Plusieurs techniques de modulation peuvent être appliquées. Durant plusieurs décennies, la conversion analogique/numérique de la voix était réalisée au moyen du code MIC. Une connexion bidirectionnelle d’un débit de 64 kbit/s résulte de ce codage de l’amplitude pur. Dans le cas du DECT, le codage de la voix utilise la modulation par impulsion et codage différentiel adaptif (MICDA), décrite par la recommandation G.726 de l’UIT- T. La MICDA donne, avec un débit binaire de 32 kbit/s, la même information (et donc la même qualité) qu’un codage MIC ordinaire de 64 kbit/s.

Dans le cas du fax, les normes fax « Groupe 3 », spécifiées en 1980, permettent le scanning numérique – les premières normes fax, appelées Groupe 1 (1968) et Groupe 2 (1976), régissaient le scanning analogique.  La norme de codage est un type de modulation d’amplitude en quadrature (QAM), comme la V.27ter/V.29 de l’UIT-T qui comprend 8 phases et deux positions d’amplitude. Le débit maximum obtenu est de 9,600 bit/s. La capacité a toutefois augmenté depuis l’introduction du Groupe 3. V.17 est une norme fax permettant d’atteindre 14.4 kbit/s. La norme V.34, conçue pour la transmission de données, fournit une capacité identique.  Le repli (fallback) est toujours appliqué : le fax émetteur commence à transmettre en utilisant le taux de transfert maximum, puis ralentit s’il y a trop d’erreurs ou si le fax récepteur ne peut gérer ce débit.

Concernant les modems, les normes de codages en vigueur sont encore plus nombreuses. Le principal critère de distinction est la vitesse de données obtenue. L’Union internationale des télécommunications (UIT-T) définit les caractéristiques de certains modems rapides (plus de 48 kbit/s), à utiliser dans la plage de fréquence de 60-108 kHz. Les normes V.36 et V.37 régissent ces modems. Les normes de modem sont souvent associées à une norme de compression appropriée à une application spécifique (fax ou transfert de fichiers), pour augmenter la capacité de transmission disponible.  V.42bis et MNP 5 sont deux normes usuelles de compression.


Liens pour des informations complémentaires
Pour une introduction au réseau RTC, cliquez http://www.ericsson.com/about/telecom/part-b/index.shtml

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RTC filaires ou RTC sans fil.